Comment ça marche
La carte s'utilise sans compte, sans installation et sans rien accepter. Voici ce qu'elle montre, et ce qu'elle sait faire.
Les couleurs
Chaque trait dit comment on roule là : protégé, toléré, ou pas du tout. C'est la seule chose que cette carte promet, et c'est pour ça qu'elle existe.
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Rouge : interdit aux vélos
Ce n'est pas un conseil, c'est le code de la route. Une voie rouge est une voie où vous n'avez pas le droit de rouler — et le calcul d'itinéraire ne vous y enverra jamais, même si c'est le chemin le plus court. En pointillé fin, les sentiers interdits aux vélos : chemins de randonnée, souvent en zone protégée. Ils sont éteints par défaut.
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Vert foncé, trait plein : une piste ou une voie protégée
Piste séparée de la circulation, ou voie verte qui vous est réservée. C'est là qu'on cherche à vous faire passer.
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Brun tireté : une bande cyclable
Vous roulez sur la route, dans une bande peinte, le long du trafic. Protégé par un trait, pas par un trottoir.
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Vert pointillé : partagé avec les piétons
Aucune séparation : c'est à vous de ralentir. Fréquent sur les front de mer et les places.
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Olive tireté : partagé avec les voitures
Chaucidou ou bande conseillée : la chaussée est étroite, les voitures empiètent sur votre bande pour se croiser.
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Gris tireté-pointillé : chemin ouvert au vélo
Vous avez le droit d'y rouler, et c'est tout ce qu'on en sait : personne n'a déclaré le revêtement. Ce peut être une voie verte roulante comme un chemin de terre. Le gris ne promet rien — les autres couleurs, elles, disent quelque chose de la voie.
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Ruban violet : une véloroute balisée
EuroVelo, « V » nationales, itinéraires régionaux. Le ruban dit que c'est balisé sur le terrain, pas que c'est protégé : regardez la couleur de la voie en dessous. En violet plus fin, les boucles locales, circuits de balade fléchés.
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Orange épais : un grand axe
Route à fort trafic. Souvent autorisée, rarement agréable, et à éviter avec des enfants.
Le bouton Calques, en haut, permet d'allumer ou d'éteindre chacune de ces couches, ainsi que les dangers signalés et les services au cycliste. Le mode haute lisibilité y épaissit les traits et renforce les couleurs, pour les malvoyants — qui, eux, roulent.
Se situer
Le bouton rond en haut à droite de la carte vous localise et suit votre position. Votre téléphone vous demandera l'autorisation — c'est lui qui décide, pas nous.
Si vous préférez ne pas être localisé, l'écran d'accueil permet d'entrer un code postal ou un nom de commune. La carte s'ouvre là-bas, et vous vous déplacez au doigt.
Aller quelque part
Le plus simple : le bouton Itinéraire, en haut de la carte, ou Préparer un itinéraire dans le menu. Il vous demande d'abord le départ — votre position, ou un point touché sur la carte —, puis l'arrivée.
Sans passer par ce bouton, le même geste existe directement : touchez la carte à l'endroit où vous voulez vous rendre, puis y aller. Le trajet apparaît en bleu, et la carte annonce la distance par la route, la direction, puis les virages au fur et à mesure : « dans 300 m, à gauche ».
Ce trajet emprunte uniquement des voies ouvertes aux vélos. Les voies interdites n'existent pas dans le calcul : il fera un détour plutôt que de vous y envoyer.
Vous pouvez aussi toucher l'épingle d'un loueur ou d'une station et demander s'y rendre — utile quand il s'agit de rapporter un vélo dans une ville qu'on ne connaît pas.
Le calcul porte sur quinze kilomètres au plus. Il est fait pour la sortie et le déplacement du quotidien, pas pour préparer une traversée de région. Une fois arrivé, relocalisez-vous et repartez de là.
Préparer un trajet depuis chez soi
Tout ce qui précède part de là où vous êtes. Pour préparer une sortie avant de l'avoir commencée, il faut aussi pouvoir choisir le point de départ.
C'est le même geste, avec l'autre bouton :
- Touchez la carte à l'endroit d'où vous partirez, puis partir d'ici. Un cercle bleu vide marque ce départ, pour qu'on ne le confonde pas avec le point plein de votre position.
- Touchez ensuite votre point d'arrivée, puis y aller.
La carte affiche alors le trajet complet : le tracé, la distance par la route et la part qui reste hors piste. Vous n'avez besoin d'aucune autorisation de localisation pour cela — vous pouvez le faire sur un ordinateur, chez vous, la veille.
Sur ordinateur, rien ne change : un clic de souris remplace le doigt, exactement au même endroit. Un clic maintenu déplace la carte, un clic simple ouvre la fiche du point.
Un trajet préparé n'annonce ni direction ni virages. Ces indications se calculent depuis votre position réelle : elles n'apparaissent qu'une fois sur place, la localisation activée. Nous préférons ne rien dire plutôt que de vous faire tourner à gauche depuis votre canapé.
Pour tout effacer et revenir au guidage normal : effacer ce trajet, en bas de l'encadré.
Trouver un service
Les épingles montrent les loueurs, les vélocistes qui réparent, les stations de gonflage, les bornes en libre-service, les points de recharge, le stationnement abrité et le lavage. Touchez-en une pour voir le nom, l'adresse, le téléphone et le site quand ils existent.
Les arceaux ordinaires n'apparaissent qu'en zoomant sur une rue : il y en a plus de cent vingt mille, les afficher partout alourdirait la carte pour rien.
Les panneaux de danger
Certains endroits sont déclarés dangereux dans OpenStreetMap. La carte les montre avec le panneau qui leur correspond au bord de la route. Ce n'est ni un calcul ni un avis de notre part : c'est une déclaration portée par la base, le plus souvent relevée sur un panneau planté sur place.
Nous n'affichons que ce qui peut vous concerner à vélo : rien sur les autoroutes et les voies express, où vous n'avez pas le droit de rouler, et aucune zone — une surface d'inondation ou d'effondrement n'est pas un point de la route, et son panneau tomberait n'importe où.
Carrefour dangereux une intersection signalée comme telle
Présence de cyclistes ce panneau est planté sur la route, pour prévenir les automobilistes qu'ici des vélos débouchent. Il ne marque pas un aménagement cyclable
Chaussée dégradée revêtement abîmé, cassis, chantier en cours
Chaussée rétrécie la route se resserre, la place manque
Virage dangereux plus serré que ce que la route laissait prévoir ; en descente, ça se paie cher
Succession de virages la route tourne plusieurs fois de suite
Piétons, enfants, école traversées fréquentes, souvent imprévisibles
Traversée d'animaux n'apparaît qu'en zoomant sur la rue
Autre danger signalé tout le reste, du vent latéral à la chute de pierres
Ces pictogrammes sont les panneaux officiels AB2, A21, A2a, A3, A1a, A1d, A13a, A15b et A14, repris de Wikimedia Commons sous licence CC BY-SA 3.0, et republiés sous la même licence.
Ces déclarations sont rares : 359 carrefours dangereux pour toute la France. L'étiquette existe, elle est presque vide. Si vous connaissez un endroit qui le mérite, OpenStreetMap attend votre relevé, et il ressortira ici comme partout ailleurs.
Les épingles de service
Chaque épingle est la goutte de VELO ; seul le symbole blanc change selon le service rendu.
Loueur, station en libre-service prendre ou rendre un vélo
Vélociste vend et surtout répare, ce qui sauve une sortie
Gonflage et réparation station libre-service, pompe et outils
Recharge électrique borne acceptant les vélos
Stationnement abri, box, consigne ; les arceaux ordinaires n'apparaissent qu'au zoom de la rue
Lavage station de nettoyage
Ce que la carte ne sait pas faire
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Elle ne nomme pas les rues
Les virages sont annoncés en distance et en direction, jamais par un nom de rue : la donnée qui fait tourner la carte ne contient que de la géométrie, et l'embarquer avec les noms la rendrait bien plus lourde.
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Elle peut se tromper
Les données viennent d'OpenStreetMap et des services publics : elles sont bonnes, pas parfaites. Un panneau planté sur le terrain prime toujours sur cette carte. Si vous en voyez un qu'elle ignore, dites-le-nous : la correction est appliquée à la main et remontée à OpenStreetMap.
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Elle ne remplace pas votre attention
Un itinéraire autorisé n'est pas forcément un itinéraire sûr. Regardez la route, pas l'écran.
Ce qu'elle ne fait pas de vous
Pas de compte, pas d'inscription, pas de publicité, pas de traqueur. Votre position ne quitte pas votre téléphone : le calcul d'itinéraire se fait chez vous, dans le navigateur. Le fond de carte de l'IGN passe par notre serveur, ce qui fait que l'IGN ne voit jamais votre adresse IP. Et les journaux du serveur n'enregistrent aucune adresse IP.
Rien ne vous rappellera de revenir : il n'y a aucune notification, et il n'y en aura jamais.
Vous aimez ce travail ?
Cette carte est faite par TousEnsembles, un réseau citoyen français, éthique et écologique — fait pour ses membres, pas pour les annonceurs.
Ce que vous n’y trouverez pas
- Pas de meute possible. Personne ne peut commenter vos publications : une interaction se demande, et se refuse.
- Pas de compte à convaincre. Ce qui se dit entre deux personnes se dit en messagerie, chiffrée de bout en bout.
- Pas de compteur de popularité, pas de course aux réactions.
- Pas de notification pour vous rappeler d’y revenir.
- Pas de publicité, pas de traqueur.
Ce que vous y trouverez
- L’Agora : le débat public, argumenté, où l’on se répond au lieu de se hurler dessus.
- La mise en relation humaine : des voisins, de l’entraide, des projets, des gens à rencontrer pour de vrai.
- Une gouvernance citoyenne : une société coopérative, une modération par la communauté.
- Un site français, léger, à faible empreinte carbone.